Montfort-l'Amaury · Yvelines
Art Contemporain
Ouverture mars 2026
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La Galerie
Un nouvel espace dédié à la création contemporaine
Nichée au cœur de Montfort-l'Amaury, la Galerie Enzo ouvre ses portes pour offrir un regard singulier sur l'art moderne et contemporain. Dans un cadre intimiste et lumineux, Dominique Fancelli et Cyril Guernieri vous propose un dialogue entre les œuvres d'artistes émergents et de figures établies.
Notre programme d'expositions, pensé avec exigence et sensibilité, invite à la découverte, à la reflexion et à l'échange. Chaque accrochage est une invitation à porter un regard différent sur le monde qui nous entoure.
Expositions
Programmation en cours
CHRISTIAN BENOIST
Placés sous le signe d’une étrange quiétude, les recoins de ces architectures abandonnées sont les lieux du retranchement de l’intimité très personnelle de Christian Benoist. Briser le quatrième mur de la toile comme au théâtre, voilà la portée de ce travail où le peintre s’imagine y créer son refuge. Par le repli d’une rêverie éveillée, il retrouve dans ces étendues les vestiges de son enfance. Le caractère pittoresque de ces bâtiments renvoie à toute une nappe du passé où l’intimité du peintre s’est construite et à laquelle il accède au moyen du songe.
La profondeur sentimentale des toiles de Christian Benoist est tout à fait sincère ; elle propose de nous livrer un peu de temps à l’état pur. Faire visiter ces lieux de vie, est une façon pour l’artiste d’y revivre les périodes heureuses de son enfance, durant lesquelles il éprouvait déjà cette fascination pour eux, témoins d’une existence. Et de fait, au travail de la mémoire s’ajoute un imaginaire qui berce et qui accompagne ses souvenirs. Mémoire et imagination travaillent de pair, et nous laissent espérer atteindre les profondeurs insoupçonnées d’une poésie perdue, appartenant au passé.
Fixés par l’inconscient dans les recoins de l’esprit, les souvenirs qui guident le tracé de ces lieux sont ceux d’un rêveur des temps perdus. Tout un chacun est alors touché par une émotion bien particulière; il ne s’agit plus de deviner les endroits qui ont inspiré ces toiles, mais d’y reconnaitre ceux auxquels ils nous renvoient. Les toiles de Christian Benoist sont les lieux où se rejoignent un sentiment partagé, une expérience commune de l’humanité.
Les passages, les portes, les murs délabrés, soulèvent un passé qui ressurgit et qui laissent libre court à l’imagination du spectateur. Il s’agit de mettre les lieux à l’épreuve du temps, certes, mais d’un temps qui embellit et où les strates qu’il induit se décomposent au gré du regard qui se pose dessus. Dès lors, l’attention portée au délabrement ouvre la brèche à tout un possible, aux frôlements des existences qui, de leur passage, ont marqué ces décors du souvenir. Le rôle que Christian Benoist s’assigne est donc celui de se représenter une histoire fantasmée dans un temps conditionnel. Il se transporte dans un futur imaginé où, à partir de ses souvenirs, il peint le temps qui passe.
Aux graffitis inscrits sur les murs répondent le tracé du peintre, qui, de son pinceau, marque les lieux de son passage. Tourné vers l’intimité de ses souvenirs, Christian Benoist s’imagine celui du temps, des éléments, mais aussi celui de l’homme, qui a gravé les murs de la cicatrice de Chronos. Dès lors, et comme la très belle formule de Bachelard le résume: «à la rêverie appartiennent les valeurs qui marquent l’homme en sa profondeur».
Alice Delacroix
CHRISTOPHE ABADIE
Christophe Abadie, peintre et dessinateur, est diplômé des Beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris, où il expose régulièrement, ainsi qu’en France et en Europe. Sa peinture est figurative, mais pas narrative. Elle ne raconte pas d’histoires, se contentant, selon ses termes, « de mettre des éléments en tension ». Le tableau devient un miroir où chacun apporte son propre récit. Sa maîtrise technique, alliée à un sens de l’expérimentation fondateur, apporte un constant renouvellement à sa pratique picturale : « chaque œuvre doit être une aventure, avec une prise de risque maximale, loin d’une pratique confortable. Le but c’est qu’il y ait un frisson, une étincelle. »
Sa maîtrise technique alliée à un sens de l’expérimentation fondateur apporte un constant renouvellement à sa pratique picturale: «chaque œuvre doit être une aventure, avec une prise de risque maximale, loin d’un artisanat confortable… Le but c’est qu’il y ait un frisson, une étincelle…»
DENIS PEREZ
Sa création tisse un lien étroit avec le vivant. Dans un premier temps, il réalise des formes organiques dans la terre, le bois, la pierre, puis le bronze.
Il développe par cette approche, une recherche sur l’esthétique de la forme et puise son langage dans le jeu des surfaces, les lignes de tension… Puis, il sculpte le visage, les expressions, la fragilité de l’être, l’humain va devenir son thème de travail. C’est durant ces années qu’il commence à travailler sur la peau de l’arbre. La matière, il l’explore, la découvre, la reconnait et l’emmène vers de nouvelles voies, comme une alchimie des formes, du mouvement, de la vie. Pour Denis Pérez, c’est en entrant en communication avec la matière qu’il trouve son inspiration.
Au fil… de l’espace, il découvre les lignes, les traits, les dessins, les traces qui l’intéressent.
Les traces du vivant laissées dans et par la nature sont empruntées, détournées pour donner vie aux sculptures.
Le monde végétal reste présent dans sa création : entre apparition et disparition, les silhouettes, de grandes herbes folles, une ombre de l’humain. Il évoque ce qui reste.
L’enveloppe emplie de mystère, qu’elle soit abstraite comme ses séries : Cocon, Enroulement ou évocatrice comme : Empreinte, Drapé, Silhouette, Croissance. Les peaux, limites, frontières, elles sont la matière où le regard se pose. Elles créent le vide qui se remplit de notre imaginaire.
Le jeu du plein et du vide nous fait découvrir la forme sculpturale dans sa totalité.
FRANCESCO MORETTI
La formation artistique de Francesco Moretti débute au Lycée Artistique de Trévise et se poursuit aux Beaux-Arts de Venise où il obtient un diplôme de scénographe.
Pendant quelques années, il travaille pour le théâtre comme assistant de l’architecte
Giovanni Soccol à la réalisation du Festival de Montepulciano (Toscane) et collabore avec le sculpteur de théâtre Paolo Guolo à la réalisation des décors.
Il s’intéresse à diverses disciplines comme la Photographie et publie un livre de portraits
Photographiques « Treviso l’ultima ». Il participe également à d’autres publications sur le thème de l’architecture.
En 1986 il s’installe à Paris où il développe une activité de design graphique et se concentre sur la sculpture et le dessin.
Le sujet de son travail est la « nature » au sens général : l’homme et son environnement.
La figuration est présente dans le travail comme point de départ pour une recherche de forme. Forme qui quitte son aspect initial pour évoluer vers une dimension plus autonome.
Ce sont des formes essentielles qui se révèlent à un regard attentif, et une atmosphère de contemplation et de silence.
Les matériaux privilégiés sont de feuilles de métal. Les volumes sont le résultat des vides contenus et non des masses pleines. Le bord du métal apporte aux volumes des lignes que constitue un dessin supplémentaire.
Contre la virtuosité artisanale et la complaisance décorative,
Francesco Moretti cherche sans artifice à rendre compréhensible le processus de construction de la Forme.
FRANCOIS ANTON
Je ne me souviens plus du jour où j’ai commencé à peindre !
Chaque toile est un sablier d’heures écoulées, des heures sans avenir et d’autres où l’on se découvre.
Faire des choses banales à forte intensité, c’est ce vers quoi j’aime aller, être l’auteur de belles fautes qui m’emmènent sur un chemin encore inexploré où la peinture ressemble au hasard et laisse apparaître d’autres horizons, au risque de se perdre, ainsi se développent l’esprit, le geste ; le résultat n’est jamais celui que l’on attendait, mais c’est lui qui nous mène à la découverte et être l’auteur de ce qui nous ressemble.
François Anton (1944 - 2023)
JACQUES-VICTOR ANDRÉ
Né en 1944 à Chauny, dans l'Aisne, Jacques-Victor André s'inscrit dans une lignée de tailleurs de pierre active depuis le XVIIe siècle. Formé à l'Académie Charpentier, à La Grande Chaumière puis à l'École des Métiers d'Art de Paris (aujourd'hui ENSAAMA Olivier de Serre), il choisit très tôt de sémanciper de la tradition familiale pour développer une œuvre personnelle, à la croisée de la sculpture et de l'architecture. Il vit et travaille en Picardie, où il installe son atelier en 1971, tout en menant parallèlement une importante activité d'enseignement à l'ENSAAMA et à l'École d'architecture Paris-Val de Seine.
Sculpteur du creux et du passage, Jacques-Victor André explore la pierre, le granit, le béton, l’acier, le bronze ou encore la lumière, dans un dialogue constant avec l’espace et le public. Grottes, portes, arbres et architectures fragmentées structurent une œuvre qui interroge l’abri, le seuil et la traversée. Ses sculptures, à la fois intimistes et monumentales, invitent à une déambulation physique et mentale, où le minéral se métamorphose en végétal et où l’ombre devient matière. Très présent dans la commande publique depuis les années 1970, il collabore régulièrement avec des architectes et réalise de nombreuses œuvres intégrées à l’espace urbain, en France et en Europe. Nourrie par la nature, la lumière et une profonde réflexion poétique sur l’habiter, son œuvre affirme une monumentalité sensible, empreinte de calme, de vitalité et d’évidence.
JEAN BOUVIER
Jean Bouvier disait autrefois : « Peindre sans avoir vu c’est d’une grande tristesse ! ». De Paris à la Normandie, en passant par l’Italie, l’Espagne ou encore New York, Jean Bouvier ravit son regard de ces paysages qu’il contemple. Le dépaysement visuel ordonne ses toiles et offre autant d’images, sources de tout un univers qui transparait sous la douceur de ses tons voilés.
Dans cette monographie, ce sont toutes les impressions qui ont marqué l’artiste qui ressurgissent, laissant place à tout un imaginaire du voyage et de l’ailleurs qui invite le spectateur à une contemplation. Eprouvant le besoin d’exprimer ces images, Jean Bouvier aimait à dire que la « peinture ne survit que si elle se nourrit de vision », faisant ainsi renaître l’incessant besoin de peindre.
JEAN DANIEL BOUVARD
Aucune œuvre disponible pour le moment.
JOSE LOUIS CENA
Dans le cœur chaotique de la jungle urbaine, où le béton et l'acier s'élèvent comme d'imposants monuments à la volonté humaine, il existe un spectacle rare et merveilleux : une parenthèse d’innocence au milieu de la folie.
C'est la vision d'enfants qui jouent, dont les rires résonnent dans un monde qui oublie trop souvent les joies simples de la jeunesse. Pour autant, et même s'ils se délectent de leurs jeux, ces enfants ne sont pas insensibles aux dures réalités du monde qui les entoure. Leur innocence espiègle se déploie, par contraste à un arrière-plan aux paysages urbains sordides, où la pauvreté et la violence se cachent au-delà du cadre. Et au-delà de ça, dans les forêts verdoyantes qui entourent la ville, ces mêmes enfants sont juxtaposés à une nature sauvage et indomptée, où règnent les forces primitives de la vie et de la mort.
C’est un monde de contrastes, où les couleurs lumineuses de l’enfance se heurtent aux gris sourds de l’environnement urbain, et où la lumière vive du jour cède la place aux ombres de la nuit. Cependant, sur cette scène, ces éléments disparates se rejoignent en un ensemble d’une beauté à couper le souffle, capturant l’essence même de l’expérience humaine : l’interaction de la lumière et de l’obscurité, de la joie et de la tristesse, de l’espoir et du désespoir.
«Overlapping Childhood» nous invite à explorer ce monde par nous-mêmes, à nous immerger et à découvrir les vérités cachées qui se trouvent juste sous la surface. C’est un voyage qui nous mènera aux confins de ce que signifie qu’être humain, et qui nous laissera à jamais changés par cette expérience.
LUC WEINACHTER
Lucas Weinachter, artiste français, né le 27 décembre 1959 en Lorraine, vit et travaille à Paris.
En 1980, il intègre l’école des beaux-arts, où il étudie l’architecture jusqu’en 1982. Il prend simultanément des cours de peinture à l’atelier de Vladimir Velickovic jusqu’en 1984 et étudie également l’anatomie. Sa rencontre avec Louis Pons au début des années 80 déclenche chez lui le désir de développer un travail en volume avec des assemblages qu’il enferme dans des boites, puis sous des globes de verre dans l’esprit des reliquaires et des cabinets de curiosité… Il poursuit et développe son parcours artistique revenant au dessin à la fin des années 90 qu’il n’exposera cependant qu’à partir de 2004 et principalement sur le thème des végétaux puis du paysage.
Lucas Weinachter, avec sa pratique du dessin, tente d’interroger le monde, s’en empare avec une certaine austérité, une intensité expressive qui ne cède en rien à la séduction. Son univers est aussi énigmatique qu’intriguant, aussi étrange qu’envoutant. Un univers poétique qui est baigné par la mélancolie, ce sentiment dont il dit : “j’aime la définition de la mélancolie dans la pensée antique : elle signifiait un état qui permettait de vivre, de se dépasser, de chercher un sens à sa vie. Ce que nous faisons tous. »
Sa maitrise du métier est aussi efficace dans son dialogue avec la réalité. Une réalité dont il cherche à percer le mystère. Il excelle autant dans les paysages, les végétaux que les portraits, la vanité et l’architecture.
Après 2011, il introduit le portrait dans son travail notamment avec une série sur la 1ère guerre. De 2015 à 2017 Lucas entre dans un univers où le trait de crayon est toujours complété ou prolongé par des fils de coton à broder pour marquer les stigmates d’une vie qui se fait et se défait, soulignant le propos, accentuant le mouvement. Des fils qui nous conduisent naturellement à l’abandon, l’introspection et la rêverie Baudelairienne mais nous ouvrent aussi par leur mouvement à un imaginaire personnel qui donne plusieurs possibilités d’interprétation.
Début 2019, il travaille à la mine de plomb et avec un pigment or sur des ouvrages anciens du XVII – XVIIIème siècles qu’il enferme dans des boites. À partir de 2020, de nouveau les paysages. Des paysages fantasmés en noir et blanc traités comme de vieilles photographies oubliées au fond d’un grenier… des souvenirs lointains faisant place à la rêverie.
Il a exposé dans de nombreuses galeries à Paris, Lyon, Dieppe, Strasbourg, … mais aussi participé à des salons à Paris, Bruxelles et New-York.
MARC VELLAY
Marc Vellay sculpte, dessine, grave et photographie depuis plus de vingt ans. Son travail figure dans plusieurs collections privées significatives en France et en Belgique. Ses bronzes de grandes tailles ornent plusieurs bâtiments ou jardins en région parisienne. Son expression relève d’une figuration narrative assumée mais peut aller jusqu’à certaines formes d’abstraction. Son inspiration prend source tant dans les grands textes (mythologie, Bible, littérature européenne) que dans l’actualité, la science et la nature. Il travaille par cycle, parfois de plusieurs années.
En 2004, Marc Vellay émerge d’un long cycle de travail lié à son départ de Paris pour aller chercher l‘espace et le calme dans le monde rural… Il a déjà défini son champ de recherche : le plein et le vide, les ombres. De l’exposition inaugurale « pleins et déliés » au château du Tertre dans l’Orne en 2004 jusqu’à la rupture qu’introduit dans son travail l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, il poursuit en explorant la façon dont la ligne peut définir le volume du corps dans l’espace.
Il s’attaque à la figure. Il épure ses racines post-cubistes et conserve la notion d’arrêtes qui structure le corps. Il tente de parvenir aux traits essentiels et minimaux qui en modifient la perception. À l’instar des charpentes de chêne qui définissent les espaces d’un toit, il traite les bustes et les têtes allant même parfois jusqu’au portrait. Puis, passant à la taille humaine, il entame un cycle qu’il appelle ses « filiformes » dont un trait de bronze définit le titre : « main sur la hanche », « cheveux épais », « hanches larges ». Il poursuivra cette exploration jusqu’à 2007-2008. Il a alors la sensation que les tensions perceptibles dans la société et la vie quotidienne vont exploser. Il aborde ce sentiment du danger qui se rapproche en multipliant les figures de « lutteurs », de « gardiens » et de « sentinelles ».
MARCO MENACCI
Artiste et designer franco-italien, Marco Mencacci développe depuis plus de vingt-cinq ans une œuvre singulière entre Paris et Murano. Formé auprès d’Henri Ciriani, il explore l’espace, la lumière et la matière avec une liberté sculpturale qui traverse l’ensemble de son travail.
Accueilli très tôt par les maîtres verriers de Murano, il fait du verre un partenaire vivant, imprévisible, qu’il accompagne dans ses métamorphoses. Ses collaborations avec Silvano Signoretto, Andrea Zilio ou Andrea Salvagno ont donné naissance à des séries emblématiques où se conjuguent souffle, couleur et maîtrise du geste.
À partir de2002, il réalise ses premières collections de formes libres avec le maître verrierSilvano Signoretto: MASETTO revisite les couleurs et étoffes de la Renaissance italienne, tandis que VETRO, en 2003, interroge la relation entre formes simples et synthèse additive des couleurs. Dès2004, une nouvelle collaboration s’ouvre avecAndrea Zilio chez Anfora, donnant naissance à des ensembles emblématiques : TECHNICOLOR en 2004, SUPERSONIK en 2006, EXTRA en 2007, A-BYS en 2008, puis BARBIE’S en 2010 et LOVER’S en 2011. Entre2015 et 2018, il imagine et conçoit COSMOLIGHT, un voyage interstellaire de vingt et une pièces où la lumière devient une matière cosmique — une collection qui sera présentée pour la première fois en2023, à laMaison des Métiers d’Art et du Design de Moulins, dont il est le parrain, puis à la galerie Cyril Guernieri la même année. C’est en 2021 avec l’exposition BLOW CUT, s’attachant aux forces naturelles — glace, tempête, flamme… — et proposant une écriture sculptée où le souffle se met au service de la forme taillée, que Marco Mencacci débute sa collaboration avec Cyril Guernieri. En2022, FLOW CUT réunit vingt-six pièces en verre sommerso soufflé, recouvertes de « robes » transparentes façonnées à la main, chacune évoquant une émotion, un passage, une rencontre. Avec cette collection, l’artiste continue à approfondir cette écriture de verre sculpté.
Reconnu internationalement, exposé du Centre Pompidou au Corning Museum of Glass, il collabore également avec Hermès et la Maison Bernardaud. Enseignant depuis plus de vingt ans à l’École Camondo, il transmet une vision exigeante et sensible du design.
En 2025, il présente GLASS BRUSH, une nouvelle étape dans son écriture du verre, où matière, lumière et émotion se rejoignent dans une maturité lumineuse.
PAUL BERGIGNAT
Fabrizio Migliorati, _Philosophe_
Le regard de Paul Bergignat ne se situe pas sur le paysage, mais dans celui-ci. Nous nous retrouvons à l’intérieur de ces paysages inachevés qui, avec leur extrême précision, fuient toute description. Toiles terminées qui gardent en elles l’essence-même de l’inachèvement de la vie.
Taches de lumière diffuses qui délaient tout mot. Voici que les yeux de Bergignat se dévoilent et se voient constitués de la même matière qu’ils narrent : le brouillard.
Plongés dans cette atmosphère et alignés sur une ou plusieurs lignes avec une régularité naturelle, des rangs d’arbres se présentent devant nous. L’horizon n’est pas unique, mais multiplié, diversifié, composé de plusieurs lignes. Une possibilité déstabilisante structure donc un schéma préalablement très clair. Mais c’est la clarté de notre pensée, et non pas celle de la composition, qui en paie les conséquences. La vision contemplative est remise en question par l’enrichissement visuel que Bergignat réalise à travers sa résolue discrétion. Ici il est impossible d’affirmer la présence d’une quelconque unité. Le regard se trouve dans le paysage, les yeux sont constitués de brouillard et la vision est rayée. Le bulbe de l’œil, griffé par une surface contondante, perçoit un paysage répété et différencié. L’unité de la vision n’existe plus: tout juste un miroir brisé qui réplique et invertie les zones visibles.
C’est le geste du silence extrême : au-delà de tout silence. Quand il n’y a plus de bruit, de bourdonnement, c’est bien la perception qui est attaquée car elle commence à se percevoir, à sentir son propre poids : celui d’une charge certaine. Voici qu’elle s’ouvre, se brise et le paysage se multiplie. Cette action confesse l’intolérance vers la perception claire et c’est dans la réitération (toujours différente et différentiée) qu’une profonde sincérité trouve le ses fondements.
Pénétrant dans les zones ombrageuses de ces forêts bien rangées, nous outrepassons toute accidentalité mortelle. Au lieu de la mort, nous rencontrons la vie éternelle, mais dépourvue de toute joie vitalistique. Les hommes sont arrivés jusqu’ici pour assister au spectacle de l’élixir d’une vie sans terminus. Les arbres sombres et filiformes possèdent une dureté semblable à celle des statues de Giacometti : elles sont inattaquables, immortelles. Elles ne connaissent pas la mort et ces paysages sont justement et faussement inachevés parce que nous ne pouvons pas en percevoir la fin.
Le regard de Paul Bergignat se révèle être comme une pure tendance vers l’infini.
XAVIER JAMBON
Né en 1970 à Bègles, Xavier jambon est un artiste travaillant à Bordeaux. Manifestant une grande sensibilité artistique dès l'enfance, il s'intéresse tout d'abord à la bande dessinée avant que la peinture ne se révèle à lui à l'âge de douze ans lorsqu'il se voit offrir un livre sur Watteau. Cet art devient alors désormais le sien. Autodidacte pendant les premières années de sa carrière, il intègre à vingt - six ans l' Académie des Beaux- arts de Bordeaux où il se forme à la technique pendant trois années, en suivant l'enseignement de son maître Jan Vuijk. Il enseigna à son tour pendant un an au sein de cette institution avant qu'elle ne ferme ses portes.
Ses créations empruntant jusqu’alors fortement à la bande dessinée, Xavier Jambon s’éloigne progressivement de cette dernière afin de privilégier une manière de peindre plus académique, inspirée par les grands maîtres de la renaissance italienne tels que Michel Ange et Raphaël. S’affranchissant de tous modèles, il fait naître sous son pinceau des corps à la précision anatomique remarquable, s’articulant selon une composition savamment étudiée et se détachant d’un fond épuré. Son attachement à la technique ancienne ne l’empêche cependant pas d’abandonner définitivement la peinture à l’huile au profit de la peinture acrylique, celle ci lui permettant notamment de travailler plus rapidement.
Accordant une place primordiale à la composition, Xavier Jambon n’en délaisse pas moins la couleur. En effet, le bleu outremer servant de toile de fond à certaines de ces figures est le fruit de deux années de recherche et d’expérimentation au cours desquelles il cherche à reproduire avec exactitude la couleur lui étant apparue en rêve. Adoptant également depuis peu le noir et blanc, celui qui déclare en toute simplicité chercher uniquement » à faire de la belle peinture» atteint à merveille son but.
Le Lieu
Galerie Enzo
La galerie s'installe dans un espace de caractère au cœur du centre historique de Montfort-l'Amaury, cité médiévale aux portes de la forêt de Rambouillet.
- Adresse
- 25 rue de Paris, Montfort-l'Amaury, 78490
- Horaires
- Ouvert le jeudi et vendredi 15h-19h, samedi 11h-13h et 15h-19h et le dimanche 11h-13h et sur rendez-vous.
- Accès
- À 45 min de Paris · Gare de Montfort-l'Amaury — Méré